Calero : « Un grand honneur »
Posté le Vendredi 31 Août 2012
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Cet été, Miguel Calero souvent appelé « Michel », a rejoint le staff de Pierre Vincent, aux côtés de Philippe Sudre. Le nouvel assistant coach de l’ASVEL nous parle de son parcours, son arrivée au club et ses attentes.
Peux-tu nous présenter ton parcours ?
Je suis né à Montpellier de parents espagnols. J’ai commencé le basket à Montpellier et j’ai entraîné très jeune, dès l’âge de 15 ans. J’ai passé mes différents diplômes et à 25 ans j’ai eu l’opportunité de rentrer dans le monde professionnel que j’ai saisie. A Montpellier, j’ai gravi tous les échelons, de l’entraînement des jeunes à assistant pour les Pros. Le club a disparu pour des raisons économiques et politiques. Je me suis orienté vers la Ligue féminine, où j’ai fait trois années comme assistant coach d’Aix en Provence. Après je suis allé à Toulon pendant 5 ans, où j’ai été assistant coach de Alain Weisz.
Que retires-tu de cette expérience avec Alain Weisz ?
D’abord, une amitié énorme, car on est plus que des collègues de travail, on est de supers amis. On se connaît depuis de nombreuses années et on est très proche. On se comprenait sans beaucoup échanger, il y avait une grande complicité entre nous deux.
La saison dernière (relégation de Hyères-Toulon en ProB) a dû être douloureuse…
J’ai passé 5 années au club de Toulon. Quatre années extra, où on a eu de bons résultats et où on a toujours été dans la partie supérieure du championnat, souvent dans les playoffs.
Malheureusement, lors de la dernière saison, pour des raisons économiques et politiques, nous n’avons pas pu faire ce que l’on voulait et continuer le travail que l’on avait mis en place pendant les quatre dernières années. Le club n’a pas pu se développer et il a dû descendre en Pro B. Je pense qu’il lui faudra un peu de temps pour construire un nouveau projet et partir de l’avant.
Comment s’est passé ton arrivée à l’ASVEL ?
Mon contrat arrivait à échéance cette saison avec Toulon donc j’étais libre. J’ai appris que Pierre cherchait un autre assistant. A partir de là, j’ai pris contact, on a discuté, échangé sur le profil du poste. J’ai signé dans la foulée à l’ASVEL.
Que ressens-tu à l’idée d’être ici ?
C’est un grand honneur. Pour moi, l’ASVEL a toujours été « le grand club français » avec de nombreux noms qui sont passés par là. J’ai toujours admiré la façon dont était organisé le club et aussi le côté sportif.
Je suis très fier et très content d’être là pour écrire une nouvelle ligne à cette longue histoire du club.
Comment s’organise votre travail avec le staff (Pierre Vincent, coach et Philippe Sudre, assistant coach) ?
Philippe s’occupe plus du scouting et moi de l’entraînement individuel.
Il va falloir que l’on équilibre ce travail car au fur et à mesure de la saison, il va y avoir des missions différentes à mettre en place. On va peaufiner tout cela.
Que penses-tu de la méthode de Pierre Vincent ?
Pierre est quelqu’un de très pédagogue qui a envie de faire découvrir à des joueurs et enseigner sa façon de voir les choses. Je crois que c’est très intéressant. Je pense que les joueurs ont beaucoup à apprendre à ses côtés. C’est une façon différente de travailler et c’est un enrichissement personnel.
J’espère qu’on va pouvoir travailler comme il le souhaite et je m’adapterai à sa façon de faire.
Que penses-tu de l’effectif 2012-2013 ?
C’est une équipe très équilibrée avec des points forts à l’intérieur, des joueurs d’expérience, qui peuvent apporter leur vécu, leur connaissance du jeu et on en aura besoin dans les moments difficiles de la saison. Il y a également quelques jeunes joueurs qui ont envie d’apprendre et de progresser. Il y a un mélange et un équilibre à trouver entre les anciens et les nouveaux et c’est intéressant.
Comment se sont passées les deux premières semaines d’entraînement ?
C’est beaucoup de travail aussi bien physique que technique. Lors de la première partie, on a révisé les fondamentaux du basketteur. On a enchaîné sur les principes de jeu pour préparer l’équipe à jouer ensemble.
Qu’attends-tu du premier tournoi amical qui a lieu ce week-end à Aix les bains ?
C’est le premier contact avec les matchs. On va voir comment les joueurs réagissent. Ils sont dans une phase de préparation, ils ne sont pas encore au top physiquement, ils ont beaucoup forcé ces quinze premiers jours. L’idée est de les voir en situation dans le contexte du match, voir de quoi ils sont capables, quels sont les points forts et essayer de travailler dessus pour la suite. Cela va être un premier test.
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